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  Privé de Festival, Cannes présente sa sélection officielle

Sans compétition, sans palmarès et sans paillettes, le 73e Festival de Cannes se devait de se réinventer. Le voilà promoteur d’un label "Cannes 2020" pour accompagner la sortie en salles des 56 films de la Sélection officielle, annoncée ce 3 juin. Issus des 2 067 œuvres visionnées par le comité de sélection, les films sont présentés dans de nouvelles sections ou catégories telles que "Les fidèles", "Les nouveaux venus" ou encore "Premiers films". Aux côtés de 3 documentaires et 4 films d’animation, on relèvera la présence de 5 comédies, un genre trop souvent absent de la sélection.

Le Festival de Cannes ne se tiendra pas "aux dates prévues", du 12 au 23 mai, en raison de la pandémie de coronavirus, avaient annoncé ses organisateurs dans un premier communiqué de presse le 19 mars. "Plusieurs hypothèses sont à l’étude, afin d’en préserver le déroulement, dont la principale serait un simple report, à Cannes, fin juin - début juillet 2020", disait encore le communiqué. Le mois de septembre étant occupé par les festivals de Venise et Toronto.

Dans un entretien accordé au magazine américain Variety, ce 7 avril, Thierry Frémeaux, délégué général du Festival, a en outre précisé qu’il n’y aurait pas de version numérique du festival de Cannes, s’il ne peut être organisé comme un événement physique, dans une salle avec les artistes, les professionnels et la critique.

Suite à l’annonce du 13 avril, interdisant l’organisation de tous les festivals culturels avant la mi-juillet, pour lutter efficacement contre la pandémie, la direction du Festival a déclaré étudier "l’ensemble des éventualités permettant d’accompagner l’année cinéma en faisant exister les films de Cannes 2020 d’une manière ou d’une autre". Seule concession aux possibilités offertes par le numérique, le marché du film aura bien lieu comme prévu, du 22 au 26 juin, en mode virtuel, par le biais d’une plate-forme digitale sécurisée.
La Quinzaine des Réalisateurs, la Semaine de la critique et l’ACID ont le regret d’annoncer, elles aussi, l’annulation de leurs éditions cannoises 2020. Chaque section, en concertation avec le Festival, étudie la meilleure façon de continuer à accompagner les films.

Le cinéaste américain Spike Lee devait être le premier président noir du Jury du Festival de Cannes, à l’occasion de la 73ème édition. À 62 ans, le réalisateur, scénariste, monteur, acteur et producteur, défenseur d’une fierté afro-américaine et figure du cinéma indépendant américain, a fait de la question noire aux États-Unis la matière constante de son œuvre avec She’s Gotta Have it (Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, 1986), Do the Right Thing (1989), Malcom X (1992), Get on the Bus (1996), Summer of Sam (1999) et jusqu’au succès de BlacKkKlansman en 2018.

Spike Lee est un habitué de la Croisette depuis 1986, date à laquelle il a accompagné la sélection, à la Quinzaine des réalisateurs de son premier long métrage, She’s Gotta Have it. Pour le lauréat du Grand Prix à Cannes pour BlacKkKlansman en 2018, la relation avec le Festival n’a pas toujours été tranquille. En compétition en 1989 avec Do the Right Thing, Spike Lee n’a pas apprécié de voir la Palme d’or lui échapper, le jury présidé par Wim Wenders ayant préféré la décerner à Sexe, mensonges et vidéo de Steven Soderbergh. Spike Lee reviendra néanmoins à Cannes en sélection officielle, en compétition, avec Jungle Fever en 1991, puis hors compétition avec Girl 6 en 1996. En 1999, il est à nouveau au programme de la Quinzaine des réalisateurs avec Summer of Sam.
En 2016, le cinéaste a reçu un Oscar d’honneur pour l’ensemble de son œuvre.

La sélection officielle et la composition du jury du 73e Festival de Cannes devaient être dévoilées le 16 avril, lors d’une conférence de presse, à Paris.



12 - 23 mai 2020, 73e Festival international du film de Cannes


La Sélection officielle : (56 films)

Les fidèles

- The French Dispatch, de Wes Anderson
- Eté 85, de François Ozon
- Asa ga Kuru (True Mothers), de Naomi Kawase
- Lovers Rock, de Steve McQueen
- Mangrove, de Steve McQueen
- Druk (Another Round), de Thomas Vinterberg
- ADN (DNA), de Maïwenn
- Last Words, de Jonathan Nossiter
- Heaven : To The Land of Happiness, d’Im Sang-soo
- El olvido que seremos, de Fernando Trueba
- Peninsula, de Yeon Sang-ho
- In the Dusk (Au crépuscule), de Sharunas Bartas
- Des hommes, de Lucas Belvaux
- The Real Thing, de Koji Fukada

Les nouveaux venus

- Passion simple, de Danielle Arbid
- A Good Man, de Marie-Castille Mention-Schaar
- Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait, d’Emmanuel Mouret
- Souad, d’Ayten Amin
- Limbo, de Ben Sharrock
- Rouge (Red Soil), de Farid Bentoumi
- Sweat, de Magnus von Horn
- Teddy, de Ludovic et Zoran Boukherma
- February, de Kamen Kalev
- Ammonite, de Francis Lee
- Un médecin de nuit, d’Elie Wajeman
- Enfant terrible, d’Oskar Roehler
- Nadia (Butterfly), de Pascal Plante
- Here We Are, de Nir Bergman

Un film à sketches

- Septet : The Story of Hongkong, d’Ann Hui, Johnnie To, Tsui Hark, Sammo Hung, Yuen Woo-Ping, Patrick Tam et Ringo Lam

Premiers films

- Falling, de Viggo Mortensen
- Pleasure, de Ninja Thyberg
- Slalom, de Charlène Favier
- Casa de antiguidades (Memory House), de Joao Paulo Miranda Maria
- Broken Keys (Fausse note), de Jimmy Keyrouz
- Ibrahim, de Samir Guesmi
- Beginning (Au commencement), de Dea Kulumbegashvili
- Gagarine, de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh
- 16 printemps, de Suzanne Lindon
- Vaurien, de Peter Dourountzis
- Garçon chiffon, de Nicolas Maury
- Si le vent tombe (Should The Wind Fall), de Nora Martirosyan
- John and The Hole, de Pascual Sisto
- Striding into The Wind (Courir au gré du vent), de Wei Shujun
- The Death of Cinema and My Father Too (La Mort du cinéma et de mon père aussi), de Dani Rosenberg

Documentaires

- En route pour le milliard (The Billion Road), de Dieudo Hamadi
- The Truffle Hunters, de Michael Dweck et Gregory Kershaw
- 9 jours à Raqqa, de Xavier de Lauzanne

Comédies

- Antoinette dans les Cévennes, de Caroline Vignal
- Les Deux Alfred, de Bruno Podalydès
- Un triomphe (The Big Hit), d’Emmanuel Courcol
- L’Origine du monde, de Laurent Lafitte
- Le Discours, de Laurent Tirard

Films d’animation

- Aya to Majo (Earwig and The Witch), de Goro Miyazaki
- Flee, de Jonas Poher Rasmussen
- Josep, d’Aurel
- Soul, de Pete Docter

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