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  76e Mostra de Venise > Le palmarès

C’est l’Américain Todd Phillips qui a reçu le Lion d’or 2019 du meilleur film avec Joker. Dans ce film ovationné lors de sa projection, la presse a loué l’interprétation de Joaquin Phoenix dans le rôle du Joker, à la suite de Jack Nicholson, Heath Ledger et Jared Leto. Le Lion d’argent (Grand Prix du jury) a récompensé J’accuse du Franco-Polonais Roman Polanski. Le Lion d’argent de la meilleure mise en scène a été décerné au Suédois Roy Andersson (Suède) pour About Endlessness. Le Prix du meilleur scénario et le Prix spécial du jury sont allés respectivement à N° 7 Cherry Lane du Hongkongais Yonfan et La Mafia Non e Piu Quella Di Una Volta (La Mafia n’est plus ce qu’elle était) de l’Italien Franco Maresco.
Les Coupe Volpi de la meilleure actrice et du meilleur acteur ont distingué la Française Ariane Ascaride pour Gloria Mundi de Robert Guédiguian et l’Italien Luca Marinelli pour Martin Eden de Pietro Marcello. Le Prix Marcello-Mastroianni du meilleur espoir, enfin, a été attribué à l’Australien Toby Wallace pour Babyteeth de Shannon Murphy
A noter l’absence du palmarès de Marriage Story de Noah Baumbach et de The Laundromat de Steven Soderbergh, les deux productions Netflix en compétition officielle.


La 76e Mostra de Venise s’est ouverte avec une affiche prometteuse, 21 films en compétition, de nombreuses stars et de vives critiques qui visaient d’abord le faible nombre de réalisatrices en compétition. Elles n’étaient que deux, la Saoudienne Haifaa Al-Mansour avec The Perfect Candidate et l’Australienne Shannon Murphy avec Babyteeth , alors même que 20% des films soumis à la Mostra cette année sont réalisés par des femmes. Pour mémoire, une seule femme figurait en compétition l’an dernier, l’Australienne Jennifer Kent avec The Nightingale, et cette disparité avait déjà fait débat. Seule inflexion manifeste sur cette question cette année, le choix des cinéastes Lucrecia Martel (Argentine), Susanna Nicchiarelli et Costanza Quatriglio (Italie), pour présider respectivement les jurys de la compétition, de la section Orizzonti et du programme Venezia Classici. Emir Kusturica était, pour sa part, à la tête du jury chargé de décerner le Prix de la meilleure première œuvre.

Autre sujet qui a fait plus que grincer des dents, la présence en compétition de J’accuse de Roman Polanski sur l’Affaire Dreyfus, alors que le cinéaste de 86 ans, exclu de l’Académie des Oscars l’an dernier, est toujours poursuivi par la justice américaine pour le viol d’une adolescente en 1977. Échaudé par son arrestation à l’aéroport de Zurich en 2009, sur mandat américain, alors qu’il se rendait en Suisse pour recevoir un prix, Roman Polanski a choisi de ne pas aller à Venise pour défendre son film, parce l’accord d’extradition en vigueur entre l’Italie et les États-Unis représentait un risque trop grand. La présidente du jury Lucrecia Martel avait annoncé son intention de ne pas assister au dîner donné en l’honneur de Roman Polanski, tout en se prononçant pour la participation de son film à la compétition.

Une question également à l’ordre du jour de la sélection d’American Skin de Nate Parker, dans la section Sconfini. Aux États-Unis, la sortie de son premier long-métrage, Birth of a Nation (Naissance d’une nation) a eu lieu sur fond de polémique autour d’une ancienne affaire de viol d’une étudiante, dans laquelle le cinéaste avait été acquitté en 2011. Cette affaire était revenue au devant de la scène en 2016 après la révélation du suicide de l’étudiante en question.

Dernière controverse à la Mostra, plus ancien festival de cinéma au monde devenu idéale rampe de lancement dans la course aux Oscars ces dernières années, la présence en force de Netflix. Après le sacre de Roma d’Alfonso Cuaron, Lion d’or 2018 puis lauréat de trois Oscars, du meilleur réalisateur, du meilleur film étranger et de la meilleure photographie, la plate-forme de streaming est de retour avec deux longs-métrages en compétition, Marriage Story de Noah Baumbach, avec Adam Driver et Scarlett Johansson, et The Laundromat de Steven Soderbergh, avec Meryl Streep, Gary Oldman et Antonio Banderas. Hors compétition, Netflix présentait en outre The King de David Michôd.

Le jury était constitué de l’historien et critique Piers Handling et de la réalisatrice Mary Harron, tous deux Canadiens, de l’actrice franco-britannique Stacy Martin, des réalisateurs japonais Shinya Tsukamoto et italien Paolo Virzì et enfin du directeur de la photographie mexicain Rodrigo Prieto.

La Mostra a débuté avec la projection de The Truth (La Vérité) du Japonais Hirokazu Kore-eda, film d’ouverture et premier long-métrage en compétition pour le Lion d’or, qui réunit Catherine Deneuve, Juliette Binoche et Ethan Hawke (Sortie, le 22 janvier 2020)

Parmi les films attendus, Ad Astra de James Gray a été terminé et sélectionné après un long suspens. Brad Pitt y tient le rôle d’un astronaute qui s’aventure aux confins du système solaire, "à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète". Le film de la 21st Century Fox est distribué par Disney, repreneur du studio de Rupert Murdoch (Sortie, le 18 septembre).

Attendus également, Joker de Todd Philipps avec Joaquin Phoenix dans la peau du célèbre psychopathe ennemi de Batman, Marriage Story de Noah Baumbach , récit d’un divorce entre un metteur en scène et une actrice campés par Adam Driver et Scarlett Johansson, ou encore The Laundromat de Steven Soderbergh , qui s’inspire du scandale international des Panama Papers en 2016. (Diffusion, le 18 octobre sur Netflix)
Attendu avec une pointe d’impatience, Martin Eden de Pietro Marcello , adapté du célèbre roman largement autobiographique de Jack London. (Sortie, le 16 octobre)

il fallait aussi noter la présence en compétition de l’Arabie saoudite avec The Perfect Candidate de Haifaa Al-Mansour. Son 5e long métrage s’attache à "une femme médecin saoudienne qui défie le système patriarcal en se présentant comme candidate aux élections municipales afin de réparer la route menant à sa clinique". Avec Wadjda, premier long métrage officiel produit par l’Arabie saoudite sorti en 2013, -le prince milliardaire Al-Walid ben Talal avait coproduit le film-, Haifaa Al-Mansour était la première femme à tourner dans son pays où le cinéma était proscrit depuis le début des années 1980. L’autorisation d’ouvrir à nouveau des cinémas n’a été officialisée qu’en décembre 2017.

Parmi les œuvres présentées hors compétition, on pouvait relever The King de David Michôd , entre guerre et intrigues de palais autour du prince Henry V devenu roi d’Angleterre après la mort de son père, et Seberg de Benedict Andrews (Hors compétition), un thriller avec Kristen Stewart dans le rôle de Jean Seberg, dernière grande star de Hollywood, icône de la Nouvelle Vague et cible du FBI après son soutien affiché aux Black Panthers.

La Tunisie était doublement représentée avec Bik eneich - Un fils de Mehdi Barsaoui avec Sami Bouajila, en compétition dans la section Orizzonti, et Les Epouvantails de Nouri Bouzid dans la section Sconfini.

L’Algérie et les manifestations du vendredi depuis le 22 février étaient également au programme à la faveur de la projection de Nardjes, Alger, mars 2019 de Karim Aïnouz, un cinéaste brésilien, de père algérien, basé à Berlin. Un montage brut de son nouveau projet documentaire a été projeté le 1er septembre lors de l’atelier de post-production "Final Cut". A travers la journée de Nardjes Asli, une artiste et une militante pour la démocratie dont la famille s’est battue lors de la guerre d’indépendance (1954-1962), le film plonge au cœur des manifestations en cours pour un changement de régime en Algérie, qui ont déjà conduit à la chute du président Abdelaziz Bouteflika.

Déjà lauréat à Venise du Prix du meilleur scénario pour Femmes au bord de la crise de nerfs en 1988, Pedro Almodovar, 69 ans, auteur de 21 longs métrages, a reçu un Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière. "C’est là que j’ai débuté sur la scène internationale en 1983 avec Dans les ténèbres, a déclaré le cinéaste espagnol. Cela a été mon baptême international et une expérience magnifique". Récompensé depuis par de nombreux prix, Pedro Almodovar s’est notamment vu décerner l’Oscar du meilleur film étranger pour Tout sur ma mère (2000) et le Prix du scénario à Cannes pour Volver (2006).
Un autre Lion d’or à également été décerné à l’actrice britannique Julie Andrews pour l’ensemble de sa (longue) carrière avec de grands succès comme Mary Poppins de Robert Stevenson (1964), La Mélodie du bonheur de Robert Wise (1965), Millie de George Roy Hill (1967) ou encore Victor Victoria de Blake Edwards (1982).



- 28 August - 7 September 2019, 76° Mostra internazionale d’arte cinematografica | 76th Venice International Film Festival | 76e Mostra de Venise


Le Palmarès

Compétition

- Lion d’or du meilleur film : Joker de l’Américain Todd Phillips
- Lion d’argent Grand Prix du jury : J’accuse (An Officer and a Spy) du Franco-Polonais Roman Polanski
- Lion d’argent de la meilleure mise en scène : About Endlessness du Suédois Roy Andersson
- Prix du meilleur scénario : N° 7 Cherry Lane du Hongkongais Yonfan
- Prix spécial du jury : La Mafia Non e Piu Quella Di Una Volta (La Mafia n’est plus ce qu’elle était) de l’Italien Franco Maresco
- Coupe Volpi de la meilleure interprète féminine : la Française Ariane Ascaride pour Gloria Mundi de Robert Guédiguian
- Coupe Volpi du meilleur interprète masculin : l’Italien Luca Marinelli pour Martin Eden de Pietro Marcello
- Prix Marcello-Mastroianni du meilleur espoir : l’Australien Toby Wallace pour Babyteeth de Shannon Murphy
- Lion d’or pour l’ensemble de leurs carrières, au réalisateur espagnol Pedro Almodovar et à l’actrice britannique Julie Andrews.

Compétition Orizzonti

- Meilleur film : Atlantis de Valentyn Vasyanovych (Ukraine)
- Meilleur réalisateur : Théo Court pour White on White (Espagne/Chili/France/Allemagne)
- Prix spécial du jury : Verdict de Raymund Ribas Gutierrez (Philippines/France)
- Meilleure actrice : Marta Nieto dans Madre de Rodrigo Sorogoyen (Espagne/France)
- Meilleur acteur : Sami Bouajila dans Bik eneich - Un fils de Mehdi Barsaoui (Tunisie/France/Liban/Qatar)
- Meilleur scénario : Revenir, Jessica Palud, Philippe Lioret and Diastème (France)
- Meilleur court-métrage : Darling de Salim Salif ((Pakistan/Etats-Unis))

Lion of the Future

- Luigi de Laurentiis Award for Best Debut Feature : You Will Die at Twenty d’Amjad Abu Alala

Venice Classics

- Meilleur film rastauré : Ecstasy de Gustav Machatý (Tchécoslovaquie/Autriche)
- Meilleur documentaire au cinéma : Babenco – Alguém Tem Que Ouvir O Coração E Dizer : Parou de Bárbara Paz (Brésil)

Compétition VR (réalité virtuelle)

- Best Virtual Reality : Céline Tricart pour The Key (Etats-Unis)
- Best Virtual Reality Experience : A Linha de Ricardo Laganaro (Brésil)
- Best Virtual Reality Story : Daughters of Chibok de Joel Kachi Benson (Nigeria)


Compétition

- The Truth (La Vérité) by Hirokazu Kore-eda (film d’ouverture)
- The Perfect Candidate by Haifaa Al-Mansour
- Wasp Network by Olivier Assayas
- Marriage Story by Noah Baumbach
- Guest of Honour by Atom Egoyan
- Ad Astra by James Gray
- A herdade by Tiago Guedes
- Gloria Mundi by Robert Guédiguian
- Waiting for the Barbarians by Ciro Guerra
- Ema by Pablo Larraín
- Saturday Fiction (Lan xin da ju yuan) by Lou Ye
- Martin Eden by Pietro Marcello
- La mafia non è più quella di una volta by Franco Maresco
- The Painted Bird by Václav Marhoul
- Il sindaco del Rione Sanità by Mario Martone
- BabyTeeth by Shannon Murphy
- Joker by Todd Phillips
- J’accuse by Roman Polanski
- The Laundromat by Steven Soderbergh
- About Endlessness (Om det oändliga) by Roy Andersson
- No.7 Cherry Lane (Ji yuan tai qi hao) by Yonfan

Out of Competition

- Seberg by Benedict Andrews (USA)
- Vivere (To Live) by Francesca Archibugi (Italy, 103’)
- The Burnt Orange Heresy by Giuseppe Capotondi (UK, Italy)
- Mosul by Matthew Michael Carnahan (USA)
- Adults in the Room by Costa Gavras (France, Greece)
- The King by David Michôd (UK, Hungary)
- Tutto il mio folle amore by Gabriele Salvatores (Italy)

Non Fiction

- Woman by Yann Arthus-Bertrand (France)
- Roger Waters Us + Them by Sean Evans and Roger Waters (UK)
- I diari di Angela - Noi due cineasti. Capitolo secondo by Yervant Gianikian (Italy)
- Citizen K by Alex Gibney (UK, USA)
- Citizen Rosi by Didi Gnocchi and Carolina Rosi (Italy)
- The Kingmaker by Lauren Greenfeld (USA)
- State Funeral by Sergei Loznitsa (Netherlands, Lithuania)
- Colectiv (Collective) y Alexander Nanau (Romania, Luxembourg)
- 45 Seconds of Laughter by Tim Robbins (USA)
- Il pianeta in mare by Andrea Segre (Italy)

Special Screenings

- No One Left Behind by Guillermo Arriaga (Mexico)
- Electric Swan by Konstantina Kotzamani (France/Greece/Argentina)
- Irréversible - Inversion intégrale by Gaspar Noé (France)
- Zerozerozero by Stefano Sollima (Italy)
- The New Pope by Paolo Sorrentino (France/Spain)
- Never Just a Dream : Stanley Kubrick and Eyes Wide Shut by Matt Wells (UK)
- Eyes Wide Shut by Stanley Kubrick (USA/UK, 1999

Orizzonti Competition

- Zumiriki by Oskar Alegria (Spain)
- Bik eneich - Un fils by Mehdi M. Barsaoui (Tunisia/France/Lebanon/Qatar)
- Blanco en Blanco by Theo Court (Spain/Chile/France/Germany)
- Mes jours de gloire by Antoine de Bary (France)
- Nevia by Nunzia De Stefano (Italy)
- Pelikanblut by Katrin Gebbe (Germany/Bulgaria)
- Moffie by Oliver Hermanus (South Africa/UK)
- Rialto by Peter Mackie Burns (Ireland/UK)
- Borotmokmedi (The Criminal Man) by Dmitry Mamuliya (Georgia/Russia)
- Revenir by Jessica Palud (France)
- Giants Being Lonely by Grear Patterson (USA)
- Verdict by Raymund Ribay Gutierrez (Philippines)
- Metri Shesho Nim (Just 6.5) by Saeed Roustaee (Iran)
- Chola (Shadow of Water) by Sasidharan Sanal Kumar (India)
- Hava, Maryam, Ayesha by Sahraa Karimi (Afghanistan)
- Sole by Carlo Sironi (Italy, Poland)
- Madre by Rodrigo Sorogoyen (Spain, France)
- Qiqiu (Balloon) by Pema Tseden ( China)
- Atlantis by Valentyn Vasyanovych (Ukraine)

Orizzonti Short Films Competition

- Supereroi senza superpoteri (Superheroes without Superpowers) by Beatrice Baldacci (Italy)
- Kingdom Come by Sean Robert Dunn (UK)
- Give Up The Ghost by Zain Duraie (Jordan, Sweden)
- Nach zwei Stunden waren zehn Minuten vergangen (After Two Hours, Ten Minutes Had Passed) by Steffen - Goldkamp (Germany)
- The Diver by Jamie Helmer, Michael Leonard (France/Australia
- Roqaia by Diana Saqeb Jamal (Afghanistan, Bangladesh)
- Morae (Sand) by Kyungrae Kim (South Korea
- Le coup des larmes (The Tears Thing) by Clémence Poesy (France
- Delphine by Chloé Robichaud (Canada
- Darling by Saim Sadiq (Pakistan, USA
- Sh_t Happens by David Štumpf, Michaela Mihályi (Czech Republic, Slovakia, France
- Cães que ladram aos pássaros (Dogs Barking at Birds) by Leonor Teles (Portugal
- Fiebre austral (Austral Fever) by Thomas Woodroffe (Chile

Orizzonti Short Films Out of Competition

- Condor One by Kevin Jerome Everson (USA)
- GUO4 by Peter Strickland (Hungary)

Venice Classics

Restored Films

- The Incredible Shrinking Man by Jack Arnold (1957)
- La commare secca (The Grim Reaper) by Bernardo Bertolucci (1962)
- Strategia del ragno (The Spider’s Stratagem) by Bernardo Bertolucci (1970)
- Ensayo de un crimen (The Criminal Life of Archibaldo de la Cruz) by Luis Buñuel (1955)
- Le passage du Rhin (The Crossing of the Rhine) by André Cayatte (1960)
- Maria Zef by Vittorio Cottafavi (1981)
- Crash by David Cronenberg (1996)
- Khaneh siah ast (The House Is Black) by Forough Farrokhzad (documentary, 1963)
- Lo sceicco bianco (The White Sheik) by Federico Fellini (1952)
- Sodrásban (Current) by István Gaál (1964)
- Tappeha-ye Marlik by Ebrahim Golestan (documentary, 1963)
- La muerte de un burócrata (Death of a Bureaucrat) by Tomás Gutiérrez Alea (1966)
- Out of the Blue by Dennis Hopper (1980)
- Extase (Ecstasy) by Gustav Machatý (1933)
- Mauri by Merata Mita (1988)
- Tiro al piccione (Pigeon Shoot) by Montaldo (1961)
- Francisca by Manoel de Oliveira (1981)
- New York, New York by Martin Scorsese (1977)
- Kalina krasnaya (The Red Snowball Tree) by Vasiliy Shukshin (1974)
- Way of a Gaucho by Jacques Tourneur (1952)

Documentary Films

- Fellini fine mai by Eugenio Cappuccio (Italia, 2019)
- Boia, maschere e segreti : l’horror italiano degli anni sessanta by Steve Della Casa
- 800 mal einsam : ein Tag mit dem Filmemacher Edgar Reitz by Anna Hepp
- Se c’è un aldilà sono fottuto. Vita e cinema di Claudio Caligari by Simone Isola and Fausto Trombetta
- Life as a B-Movie : Piero Vivarelli by Fabrizio Laurenti and Niccolò Vivarelli
- Babenco - Alguém tem que ouvir o coração e dizer : Parou by Bárbara Paz
- Leap of Faith by Alexandre O. Philippe
- Fulci For Fake by Simone Scafidi
- Tarkovskij Cinema Prayer by Andrej Andrejevich Tarkovskij Jr.

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