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  76e Festival de Cannes

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La Palme d’or 2023 a couronné Anatomie d’une chute de la Française Justine Triet qui devient la troisième réalisatrice de l’histoire du Festival de Cannes à recevoir une Palme d’or, après Jane Campion pour La Leçon de piano (1993) et Julia Ducournau pour Titane (2021). Quatrième long-métrage de Justine Triet, avec Sandra Hüller dans le rôle de l’accusée, Anatomie d’une chute dresse le portrait d’une femme accusée du meurtre de son mari, devant un jury de cour d’assises. En recevant son prix, la cinéaste en a profité pour déclarer que le mouvement contre la réforme des retraites en France, une "contestation historique, extrêmement puissante, unanime", a été "niée de façon choquante".

Le Grand Prix a été décerné à The Zone of Interest du Britannique Jonathan Glazer, le Prix de la mise en scène au Franco-Vietnamien Trần Anh Hùng pour La Passion de Dodin-Bouffant et le Prix du Jury à Kuolleet lehdet (Les Feuilles mortes) du Finlandais Aki Kaurismäki.
Les Prix d’interprétation masculine et féminine sont revenus à l’acteur japonais Koji Yakusho dans Perfect Days de Wim Wenders et à l’actrice turque Merve Dizdar dans Kuru otlar üstüne (Les Herbes sèches) de Nuri Bilge Ceylan.
La Caméra d’or qui récompense un premier film a été attribuée à Bên trong vo ken vang (L’Arbre aux papillons d’or) du Vietnamien Thien An Pham, présenté dans le cadre de la Quinzaine des cinéastes.
Les Filles d’Olfa de la Tunisienne Kaouther Ben Hania et Kadib abyad (La Mère de tous les mensonges) de la Marocaine Asmae El Moudir ont reçu L’Œil d’or, le Prix du documentaire, ex-aequo.
How to Have Sex (Comment faire l’amour) de la Britannique Molly Manning Walker a remporté le Prix Un certain regard.
Le Grand Prix de la Semaine de la critique est allé à Tiger Stripes de la Malaisienne Amanda Nell Eu.

Le 76e Festival international du film de Cannes s’est tenu du 16 au 27 mai, après une annulation en 2020 sous la pression de la pandémie de Covid-19, une édition 2021 exceptionnellement déplacée au mois de juillet pour motifs sanitaires et une édition 2022 avec une présence moindre des grands studios, des productions et des stars américain.e.s.

Cannes 2023 s’est ouvert en grandes pompes, mais sur fond de mouvement social contre la réforme des retraites qui promettait de s’inviter sur la Croisette, malgré un arrêté de la préfecture des Alpes-Maritimes interdisant toute manifestation dans un périmètre qui compte les "abords du Palais des festivals, la Croisette et les rues adjacentes à celle-ci pendant l’événement".

L’essentiel de la sélection officielle avait été dévoilé lors de la conférence de presse, du 13 avril, d’Iris Knobloch et de Thierry Frémaux, respectivement présidente et délégué général du Festival. Dans cette sélection complétée ensuite, on notait le retour de Ken Loach, 86 ans, un record de 15 sélections officielles à Cannes et deux Palmes d’or pour Le Vent se lève (2006) et Moi, Daniel Blake (2016), Martin Scorsese (hors compétition), Wim Wenders, Todd Haynes, Wes Anderson, Aki Kaurismaki, Takeshi Kitano (Cannes première), mais aussi de Nuri Bilge Ceylan, Karim Aïnouz et Kaouther Ben Hania.

Le réalisateur suédois Ruben Östlund, deux fois Palme d’or pour The Square en 2017 et Triangle of Sadness en 2022, présidait le jury de la compétition. Il était entouré dans sa tâche par quatre femmes passées derrière la caméra, l’actrice américaine Brie Larson qui a signé un long-métrage inédit en France (Unicorn Store, 2017) et les réalisatrices Française Julia Ducournau (Titane, Palme d’or en 2021), Marocaine Maryam Touzani (Le Bleu du caftan, 2022) et Britannico-Zambienne Rungano Nyoni (I’m Not A Witch, 2018). Le jury 2023 comptait également le comédien et cinéaste américain Paul Dano, le réalisateur argentin Damian Szifron (Les Nouveaux Sauvages fut en compétition en 2014), l’écrivain et réalisateur afghan Atiq Rahimi (Terre et cendres, 2014) et l’acteur français Denis Ménochet.

Avec les Françaises Catherine Breillat et Justine Triet, l’Italienne Alice Rohrwacher, l’Autrichienne Jessica Hausner, la Tunisienne Kaouther Ben Hania et la Sénégalaise Ramata-Toulaye Sy, 6 réalisatrices étaient donc en lice pour la Palme d’or 2023, un record dans l’histoire du Festival de Cannes. Elles furent finalement 7 avec la réintégration dans la compétition du Retour de la Française Catherine Corsini, un temps retiré de la sélection à cause de soupçons de harcèlement et une irrégularité concernant une scène impliquant une actrice mineure, et cela malgré les témoignages de certains professionnels sur les conditions de tournage et alors que le Centre national du Cinéma (CNC) a suspendu son financement sur le film. L’annonce du conseil d’administration du Festival n’a pas clos la polémique.

Dans une lettre à Télérama, publiée à une semaine de l’ouverture du Festival de Cannes, l’actrice Adèle Haenel annonçait arrêter le cinéma et dénonçait "la complaisance généralisée du métier vis-à-vis des agresseurs sexuels et (…) la manière dont ce milieu collabore avec l’ordre mortifère écocide raciste du monde". Pour l’actrice, qui a soutenu les mobilisations contre la réforme des retraites, "remplir de vent l’espace médiatique a un but, celui de rendre l’ordre bourgeois aussi naturel que le bleu du ciel et de rendre inaudibles, marginales, les voix de celleux qui organisent la résistance (…). Continuer de rendre désirable ce système est criminel".

Cette année, l’Afrique était présente en force en sélection avec Les Filles d’Olfa de Kaouther Ben Hania (Tunisie) et Banel et Adama de Ramata-Toulaye Sy (Sénégal), tous deux en compétition, et aussi avec Goodbye Julia de Mohamed Kordofani (Soudan), Omen (Augures) de Baloji Tshinai (RDC), Les Meutes de Kamal Lazraq et Kadib abyad (La Mère de tous les mensonges), d’Asmae El Moudir (Maroc), dans la sélection Un certain regard, dont le jury était présidé par l’acteur américain John C. Reilly.
Les Filles d’Olfa de Kaouther Ben Hania (Tunisie) et Kadib abyad (La Mère de tous les mensonges) d’Asmae El Moudir (Maroc) ont reçu L’Œil d’or, le Prix du documentaire ex-aequo.

Signalons également la sélection en Séance de minuit d’ Omar la fraise , le premier long métrage du Franco-Algérien Elias Belkeddar (une production StudioCanal). Tourné à Alger, avec Reda Kateb et Benoît Magimel, le film suit la nouvelle vie d’Omar la fraise et de son acolyte Roger, tous deux issus du banditisme français (sortie en France, le 24 mai). Un dispositif déjà exploré avec Un jour de mariage (2017), sélectionné à la Semaine de la critique et Prix Canal+, qui suit Karim, un voyou français qui traîne son spleen dans les rues d’Alger.

Le Festival s’est ouvert avec Jeanne du Barry de la réalisatrice et actrice franco-algérienne Maïwenn, hors compétition. Le film s’attache à Jeanne Vaubernier, une fille du peuple avide de s’élever socialement, qui met à profit ses charmes pour sortir de sa condition et devient la favorite du roi Louis XV, mais son arrivée à Versailles scandalise la cour. Dans ce 6e long métrage de Maïwenn, projeté le 16 mai et sorti le même jour en salles, la réalisatrice incarne elle-même l’héroïne éponyme aux côtés de Johnny Depp dans le rôle de Louis XV. Les droits du film ont été acquis par Netflix qui l’exploitera après la sortie en salle. Jeanne du Barry a bénéficié d’une aide saoudienne via la Red Sea Film Foundation qui soutient pour la première fois un long-métrage français, après avoir cofinancé 170 longs-métrages africains et du monde arabe.
Jeanne du Barry de Maïwenn signe le retour sur les plateaux de Johnny Depp, après un procès marathon très médiatisé contre son ex-femme Amber Heard, sur fond d’accusations de violences conjugales puis d’accusations mutuelles de diffamation, puis un procès pour diffamation, perdu, contre le journal britannique The Sun. Maïwenn fait, quant à elle, l’objet d’une plainte déposée le 7 mars par Edwy Plenel, co-fondateur de Mediapart, pour une agression dans un restaurant parisien. Selon Edwy Plenel, les articles publiés par Mediapart sur les soupçons de viol visant Luc Besson, ancien compagnon et père de l’un des enfants de la cinéaste, pourraient avoir motivé son geste.
Dans une tribune parue dans Libération du 16 mai, un collectif d’une centaine d’actrices et d’acteurs s’indigne qu’on déroule le tapis rouge à Johnny Depp et Maïwenn et estime que "le Festival envoie le message que dans notre pays nous pouvons continuer d’exercer des violences en toute impunité, que la violence est acceptable dans les lieux de création". Le collectif apporte au passage son soutien à l’actrice Adèle Haenel, qui a officialisé il y a une semaine son "arrêt du cinéma", pour dénoncer la "complaisance" du 7e art vis-à-vis des agresseurs sexuels. Six ans après le début de la vague #MeToo, "le cinéma français ne cesse de montrer sa solidarité et sa complaisance envers les hommes accusés de violences", dénonce de son côté l’association Osez le Féminisme ! dans un communiqué.

Le collectif féministe Tapis rouge colère noire (TRCN) s’est distingué par un collage sauvage, autour de la Croisette, avec des slogans comme "Patriarcannes", "Sous le tapis la violence" ou encore "Cannes, les 400 couilles".

Produit pour Apple TV+ et d’une durée record de 3 h 54, adapté du livre du journaliste David Grann, Killers of the Flower Moon de Martin Scorsese s’attache à une série de meurtres commis dans les années 1920, au sein de la communauté autochtone des Osage, dans une réserve de l’Oklahoma. Le film sortira en salles en France, le 18 octobre, après une sortie limitée aux États-Unis le 6, et avant sa disponibilité dans le monde entier (France exclue, pour cause de chronologie des médias) sur Apple TV+. Killers of the Flower Moon a été présenté le 20 mai en présence de Martin Scorsese, une grande première, de Leonardo DiCaprio, Robert De Niro et Cate Blanchett. Pour mémoire, Martin Scorsese, qui fut lauréat d’une Palme d’or pour Taxi Driver en 1976, n’a plus figuré en compétition depuis After Hours, Prix de la mise en scène 1985.

Avec la remontée des recettes d’exploitation en salles, les relations s’améliorent avec les grandes plateformes de streaming. Apple et Amazon se sont ainsi engagés à distribuer 12 à 15 longs métrages par an au cinéma et à consacrer 1 milliard de dollars (915 millions d’euros) par an à la production cinématographique.

Réalisé par Peter Sohn, Élémentaire des studios Pixar (Disney) sera la "Dernière séance" (clôture), en présence notamment de Pete Docter, le réalisateur et directeur de la création chez Pixar (Sortie en salle en France, le 21 juin).

How to Have Sex (Comment faire l’amour) de la Britannique Molly Manning Walker a remporté le prix Un certain regard. Le film met en scène trois jeunes amies parties en vacances dans une station balnéaire en Crète, mais les choses tournent mal. A l’annonce du prix, la cinéaste dont c’est le premier long métrage a dédié son film à tous ceux qui ont été agressés sexuellement.

Cannes 2023, c’était aussi la 55e édition de l’une des principales sections parallèles du Festival, l’ancienne Quinzaine des réalisateurs rebaptisée Quinzaine des cinéastes (17-26 mai), non-compétitive et plus que jamais dédiée à la découverte de nouveaux cinéastes, avec Julien Rejl, son nouveau délégué général nommé en 2022 qui succède à Paolo Moretti, et une nouvelle équipe de sélectionneurs, sous l’égide de la Société des réalisateurs de films (SRF).
Parmi 19 longs métrages retenus cette année et outre la projection de Vale Abraão (Val Abraham, 1993) du Portugais Manoel de Oliveira en séance spéciale, et de Woo-ri-ui-ha-ru (In Our Day) du Coréen Hong Sang-soo en clôture, on pouvait y voir Le Procès Goldman du Français Cédric Kahn en ouverture, autour de la figure de l’activiste d’extrême gauche Pierre Goldman, accusé de vols à main armée et du meurtre de deux pharmaciennes en 1969, Le Livre des solutions, le nouveau film du Français Michel Gondry, Déserts du Marocain Faouzi Bensaïdi et Mambar Pierrette de la Camerounaise Rosine Mbakam. Parmi 10 courts métrages, on pouvait relever la sélection de Axxam yaṛɣa, maqaṛ ansaḥmu (La Maison brûle, autant se réchauffer), un film en berbère de l’Algérien Mouloud Aït Liotna, tourné à Tazmalt dans la wilaya (département) de Béjaïa en Kabylie. Autour d’une histoire d’amitié entre trois jeunes, à la veille du départ de l’un d’eux pour la France, le film brosse le portrait d’une région qui se vide de ses jeunes désireux de partir.
Last but not least, le Carrosse d’or 2023, récompense honorifique, a été décerné lors de la soirée d’ouverture au cinéaste malien Souleymane Cissé, 82 ans, habitué de la Croisette et sélectionné à deux reprises en compétition à Cannes, en 1987 avec Yeelen, récompensé du Prix du Jury, et en 1995 avec Waati.

Parmi neuf films présentés par l’Acid, cinq fictions et quatre documentaires, figurait Machtat, un long-métrage documentaire de la Franco-Tunisienne Sonia Ben Slama (2023), un portrait de femmes et musiciennes traditionnelles qui animent les cérémonies de mariage à Mahdia en Tunisie.

Dévolue aux premiers et deuxièmes longs-métrages, avec un jury présidé cette année par la cinéaste française Audrey Diwan, Lion d’or en 2021 à Venise pour L’évènement, la 62e Semaine de la critique (17-25 mai) affichait onze longs métrages sur un millier de films visionnés, dont six tournés par des réalisatrices. On y trouvait en compétition, un premier film malaisien, Tiger Stripes d’Amanda Nell Eu sur la révolte et l’émancipation d’une jeune fille dans une société patriarcale, et le premier film jordanien à être sélectionné, Inshallah walad (Inchallah un fils) d’Amjad El Rasheed sur le combat d’une mère de famille pour ses droits.
Le Grand Prix de la Semaine de la critique a allé à Tiger Stripes, de la Malaisienne Amanda Nell Eu.

La Caméra d’or, qui récompense un premier film, a été attribuée à Bên trong vo ken vang (L’Arbre aux papillons d’or) du Vietnamien Thien An Pham, présenté dans le cadre de la Quinzaine des cinéastes.

Nous ne serions pas complets sans la mention de Al Toraa’ (HCI, 12’) de l’Egyptienne Jad Chahine, La Voix des autres (La Fémis, 30’) de la Franco-Algérienne Fatima Kaci et Ayyur (ESAV, 13’) de la Marocaine Zineb Wakrim, des films d’écoles qui figuraient dans la sélection de la Cinéfondation.

Le Festival de Cannes, c’est enfin Cannes Classics, le Cinéma de la plage et leurs lots d’avant-premières de films restaurés. Huit mois après le décès de Jean-Luc Godard, outre Le Mépris (1963), l’un de ses films les plus célèbres, et Godard par Godard, un documentaire écrit par Frédéric Bonnaud et réalisé par Florence Platarets, Cannes Classics présentait en avant-première mondiale un court métrage de 20 minutes, "Film annonce du film qui n’existera jamais" : Drôles de guerres, considéré comme l’ultime projet du cinéaste, avant qu’il ne tire sa révérence.
Cannes Classics fut notamment l’occasion d’une célébration du cinéaste Japonais Yasujirō Ozu (1903-1963) avec Nagaya shinshiroku (Récit d’un propriétaire, 1947) et Munekata kyōdai (Les Sœurs Munekata, 1950), d’une évocation de l’actrice suédoise Liv Ullman avec Liv Ullmann – A Road Less Travelled de Dheeraj Akolkar et d’une pléiade de films restaurés dont on citera Spellbound (La Maison du docteur Edwardes, 1945) d’Alfred Hitchcock, Le Rendez-vous des quais de Paul Carpita (1955) et Mississipi Blues de Bertrand Tavernier et Robert Parrish (1983).

Cannes Classics, c’est également des documentaires et parmi eux, Chambre 999 de Lubna Playoust, avec un dispositif utilisé 40 ans plus tôt pour Room 666 de Wim Wenders qui demandait à 16 cinéastes "Le cinéma est-il un langage en train de se perdre, un art qui va mourir ?" et repris ici pour la poser à 30 cinéastes contemporains sur le cinéma à l’ère du streaming, de James Gray à Claire Denis, Asghar Farhadi ou Alice Rohrwacher. On pouvait aussi y voir Nelson Pereira dos Santos – une vie de cinéma d’Aida Marques & Ivelise Ferreira (2023) et Viva Varda ! de Pierre-Henri Gibert (2023)

Le cinéma de la plage présentait pour sa part une douzaine de films restaurés, dont Thelma & Louise de Ridley Scott (1990) et Underground d’Emir Kusturica (1995), qui ressortent en salles, Carmen de Carlos Saura (1982), Badlands de Terrence Malick (1973), L’Été meurtrier de Jean Becker (1983), Sarafina ! de Darrell Roodt (1992) et, pour les 50 ans de la mort de Bruce Lee, La Fureur du dragon (1972).

Une Palme d’or d’honneur a été décernée à l’Américain Michael Douglas, acteur emblématique aux cinquante ans de carrière (Basic Instinct, The Game, Fatal Attraction, Wall Street) et producteur (Vol au-dessus d’un nid de coucou de Miloš Forman [1976], À la poursuite du diamant vert de Robert Zemeckis [1984] ou Volte/face de John Woo, [1997]). Cela a eu lieu lors de la cérémonie d’ouverture.

Une autre Palme d’honneur a récompensé l’acteur américain Harrison Ford, 80 ans, lors de la projection en avant première mondiale, hors compétition, de Indiana Jones and the Dial of Destiny (Indiana Jones et le cadran de la destinée) de James Mangold, cinquième volet de la célèbre saga inaugurée en 1981 (Sortie en France, le 28 juin).

En noir et blanc, l’affiche officielle de la 76e édition est composée à partir d’une photo de tournage de Catherine Deneuve sur La Chamade d’Alain Cavalier (1968).

Le 77e Festival de Cannes se tiendra du 14 au 25 mai 2024.



 16 - 27 mai 2023, 76e Festival international du film de Cannes


Cannes 2023 > Le Palmarès

 La Palme d’or : Anatomie d’une chute de Justine Triet
 Le Grand Prix : The Zone of Interest, de Jonathan Glazer
 Le Prix de la mise en scène : Trần Anh Hùng pour La Passion de Dodin Bouffant
 Le Prix du jury : Kuolleet lehdet (Les Feuilles mortes) d’Aki Kaurismäki
 Le Prix du scénario : Monster d’Hirokazu Kore-eda
 Le Prix d’interprétation masculine : lKoji Yakusho dans Perfect Days de Wim Wenders
 Le Prix d’interprétation féminine : Merve Dizdar dans Kuru otlar üstüne (Les Herbes sèches) de Nuri Bilge Ceylan
 La Caméra d’or : Bên trong vo ken vang (L’Arbre aux papillons d’or) d’An Pham Thien
 L’Œil d’or (Prix du documentaire) : Les Filles d’Olfa de Kaouther Ben Hania (Tunisie) et Kadib abyad (La Mère de tous les mensonges) d’Asmae El Moudir (Maroc), ex-aequo
 La Palme d’or du court-métrage : 27 de Flora Anna Buda
 La Mention spéciale du jury du court-métrage : Far de Gunnur Martinsdottir Schlüter

Sélection officielle

Les films en compétition (21)

 Black Flies, de Jean-Stéphane Sauvaire
 Le Retour, de Catherine Corsini
 Club Zero, de Jessica Hausner
 The Zone of Interest, de Jonathan Glazer
 Kuolleet lehdet (Fallen Leaves), d’Aki Kaurismäki
 Les Filles d’Olfa, de Kaouther Ben Hania
 Asteroid City, de Wes Anderson
 Anatomie d’une chute, de Justine Triet
 Monster, de Hirokazu Kore-eda
 Il sol dell’avvenire, de Nanni Moretti
 La Chimera, d’Alice Rohrwacher
 Kuru otlar üsüne (Les herbes sèches), de Nuri Bilge Ceylan
 L’Eté dernier, de Catherine Breillat
 La Passion de Dodin-Bouffant, de Trần Anh Hùng
 Rapito, de Marco Bellocchio
 May December, de Todd Haynes
 Firebrand, de Karim Aïnouz
 The Old Oak, de Ken Loach
 Banel et Adama, de Ramata-Toulaye Sy (premier film)
 Perfect Days, de Wim Wenders
 Jeunesse, de Wang Bing

Hors compétition (06)

 L’Abbé Pierre : une vie de combats, de Frédéric Tellier
 Jeanne du Barry, de Maïwenn
 Killers of the Flower Moon, de Martin Scorsese
 The Idol, de Sam Levinson
 Cobweb, de Kim Jee-woon
 Indiana Jones and the Dial of Destiny, de James Mangold

Les séances de minuit (03)

 Acide, de Just Philippot
 Omar la fraise, d’Elias Belkeddar
 Kennedy, d’Anurag Kashyap

Cannes première (05)

 Perdidos en la noche, d’Amat Escalante
 Eureka, de Lisandro Alonso
 L’Amour et les forêts, de Valérie Donzelli,
 Le Temps d’aimer, de Katell Quillévéré
 Cerrar los ojos (Fermer les yeux), de Victor Erice
 Bonnard, Pierre et Marthe, de Martin Provost
 Kubi, de Takeshi Kitano

Les séances spéciales (04)

 Retratos fantasmas (Portraits fantômes / Pictures of ghosts), de Kleber Mendonça Filho
 Anselm (Das rauschen der zeit / Le Bruit du temps, Anselm kiefer), de Wim Wenders
 Occupied City, de Steve McQueen
 Man in black, de Wang Bing

Un certain regard (20)

 Salem, de Jean-Bernard Marlin
 Only the River Flows, de Wei Shujun
 Une nuit, d’Alex Lutz
 Los Delincuentes (The Deliquentes), de Rodrigo Moreno
 How to Have Sex, de Molly Manning Walker (premier film)
 Goodbye Julia, de Mohamed Kordofani (premier film)
 Crowrã (The Buriti Flower), de João Salaviza & Renée Nader Messora
 Simple comme Sylvain, de Monia Chokri
 Augure (Omen), de Baloji Tshinai (premier film)
 Los Colonos (Les Colons / The Settlers), de Felipe Gálvez
 Kadib Abyad (La Mère de tous les mensonges / The Mother of All Lies), d’Asmae El Moudir
 Rosalie, de Stéphanie Di Giusto
 The New Boy, de Warwick Thornton
 The Breaking Ice, d’Anthony Chen
 If only I could hibernate, de Zoljargal Purevdash (premier film)
 Hopeless, de Kim Chang-hoon (premier film)
 Terrestrial Verses, d’Ali Asgari et Alireza Khatami
 Rien à perdre, de Delphine Deloget
 Les Meutes, de Kamal Lazraq (premier film)
 Le Règne animal, de Thomas Cailley

 


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