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  Ils nous ont quittés en 2023

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 Keltoum Mazif, née Meziane, scripte pionnière et emblématique du cinéma en Algérie, épouse du cinéaste Sid Ali Mazif, elle est décédée en janvier à Alger, à 81 ans.

 Russel Banks, romancier, nouvelliste et poète américain, le 7 janvier à New York, à 82 ans. Auteur notamment de De beaux lendemains et d’Affliction, mais aussi de Continents à la dérive et de Pourfendeur de nuages, il "avait bâti l’une des œuvres les plus progressistes et les plus anticonformistes de la littérature américaine contemporaine."
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2023/01/11/hommage-russell-banks/

 Adolfo Kaminsky, photographe et résistant, le 9 janvier à Paris, à 98 ans, et toujours fidèle à ses convictions humanistes, pacifistes et internationalistes, formées au cœur du XXe siècle. De la résistance dans la France occupée à l’aide apportée, tour à tour, à l’émigration clandestine des rescapés des camps à la veille de la création d’Israël, au FLN algérien, aux mouvements révolutionnaires d’Amérique du Sud, aux guerres de décolonisation en Afrique, à l’opposition aux dictatures d’Espagne, du Portugal et de la Grèce des colonels, Adolfo Kaminsky fut "faussaire, résistant, héro, traitre, agent secret, hors-la-loi ou moudjaïd", selon les points de vue.

 Gina Lollobrigida, actrice, le 16 janvier à Rome, à 95 ans. Actrice italienne de renom des années 1950 à 1970, remarquée dans Fanfan la tulipe de Christian-Jaque (1952) avec Gérard Philipe, La Marchande d’amour de Mario Soldati (1953) ou La Belle Romaine de Luigi Zampa (1954), Gina Lollobrigida a conquis une stature internationale avec des films comme Plus fort que le diable de John Huston (1953) au côté de Humphrey Bogart, Trapèze de Carol Reed (1956) avec Burt Lancaster et Tony Curtis, avant de jouer Esmeralda dans Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy (1956). Elle tourne à Hollywood jusqu’en 1962 avant de rentrer en Italie. Elle s’est ensuite tournée vers la photographie et la sculpture.

 Abdelatif Ben Ammar, cinéaste, le 6 février à Tunis, à 79 ans. Diplômé en prises de vues à l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) à Paris en 1965, après un premier long métrage, Une si simple histoire (1970), il est notamment l’auteur de Sejnane (1973), une coproduction algéro-tunisienne, de Aziza (1980) également co-production algéro-tunisienne et Tanit d’or des Journées cinématographiques de Carthage, du Chant de la noria (2002) et des Palmiers blessés (2010) troisième co-production algéro-tunisienne du cinéaste.

 Mohamed Bahaz, doyen de musique gnawi (ou diwan en Algérie), le 19 février à Blida, à 81 ans. Nourri d’une tradition musicale héritée de sa grand-mère, on doit à Mohamed Bahaz les percussions entêtantes qui ouvrent et accompagnent la séquence de bombes artisanales dans la B.O. du film La Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo (1966). En 2019, son ami de longue date le plasticien Denis Martinez lui a rendu hommage à la faveur d’une exposition "Khouya Bahaz gnaoui Blidi" (Mon frère Bahaz gnawi de Blida).
> voir "Mohamed Bahaz maalem Gnawi" (réal. Dominique Devigne)

 Safi Faye, cinéaste, le 22 février à Paris, à 80 ans. Réalisatrice sénégalaise pionnière, Safi Faye a fait une entrée remarquée avec Lettre paysanne (1975), son premier long, suivi de Fad’jal (1979), présenté dans la section Un certain Regard du Festival de Cannes, tout comme son dernier long, Mossane (1996).

 Abdou Elaidi, comédien et metteur en scène, le 2 mars à Maghnia, à 70 ans. Il a notamment coécrit, porté à la scène et interprété avec Ali Djilali Bouzina, l’excellent Les Champs de couscous ne donnent plus de blé, un spectacle créé à Grenoble et que nous avons accueilli au Petit Théâtre de Riadh el-Feth à Alger, au printemps 1991 devant des salles archi-combles, en pleine montée de l’intolérance religieuse.

 Kenzaburo Oé, écrivain engagé, grande figure de la littérature japonaise contemporaine et Prix Nobel de littérature 1994, le 3 mars à 88 ans. La guerre connue durant son enfance ou encore la naissance d’un enfant handicapé nourriront son œuvre et notamment Notes d’Hiroshima (1963), M/T et l’histoire des merveilles de la forêt (1986) ou encore Dites-nous comment survivre à notre folie (1982), ce qui lui fera dire que "La seule, la vraie question posée aujourd’hui comme hier à l’intellectuel est celle de la souffrance humaine".
Kenzaburo Oé s’est beaucoup mobilisé contre le renouvellement du traité de sécurité avec les Etats-Unis, la guerre du Vietnam, les bases américaines au Japon et "la peste nucléaire".

 Claire Etcherelli, romancière, le 5 mars, à 89 ans. Elle s’est s’imposée avec Élise ou la vraie vie (1967), récompensé du Prix Femina. Simone de Beauvoir voyait dans ce roman, "une admirable et tragique histoire d’amour entre un Algérien et une Française. Et surtout, quelqu’un : quelqu’un qui parle avec une voix d’une inoubliable justesse".
Élise ou la vraie vie a été porté à l’écran par Michel Drach en 1970.

 Monique Hervo, militante anticolonialiste, le 21 mars à Nanterre, à 95 ans. Installée au sein du bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959, à la fin de la guerre d’Algérie, Monique Hervo n’a cessé de documenter l’univers de grand dénuement dans lequel vivaient alors de nombreux Algériens. La militante, qui a assisté à la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, a apporté, en 1999, son témoignage contre Maurice Papon, alors préfet de police de Paris, dans l’affaire l’opposant à l’historien Jean-Luc Einaudi.
En 2018, Monique Hervo a obtenu la nationalité algérienne. Elle a été inhumée le 24 mars au cimetière d’El Alia à Alger, auprès des résistants et des martyrs de la guerre d’indépendance.

 Souhila Belbahar, artiste plasticienne, le 23 mars à Alger, à 92 ans. Née en 1934 à Blida, au sein d’une famille d’artisans-brodeurs, c’est grâce à la bienveillance d’un parent, l’écrivain Tewfiq el-Madani, que Souhila Bel Bahar a pu donner libre cours au raffinement de son art.

 Ahmad Jamal, pianiste et compositeur de jazz, le 16 avril à Sheffield (Massachusetts, USA), à 93 ans. Né Frederick Russell Jones, il se convertit à l’islam en février 1952 et prend le nom d’Ahmad Jamal. Celui qui confiait "j’ai connu l’époque des premiers grands succès commerciaux de musiciens comme Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Benny Goodman, Billie Holiday, Duke Ellington, Nat King Cole a inspiré les plus grands comme le trompettiste Miles Davis ou les pianistes McCoy Tyner et Keith Jarrett. Auteur de quelque 80 albums, Ahmad Jamal a obtenu de nombreuses distinctions, dont un Grammy Award en 2017 pour l’ensemble de sa carrière.
https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2023/04/17/le-pianiste-de-jazz-americain-ahmad-jamal-est-mort-a-l-age-de-92-ans_6169800_3382.html

 Harry Belafonte, chanteur, acteur et militant des droits civiques américain, le 25 avril à New York (USA), à 96 ans
Superstar afro-américaine de la chanson et du cinéma et inlassable combattant pour les droits humains, il se rapproche de la scène politique quand la lutte pour l’égalité raciale bat son plein. Né d’une mère jamaïcaine et d’un père martiniquais, artiste mêlant les influences ouest-africaines, caribéennes et new-yorkaises, il devient chanteur et remporte plusieurs Grammys entre ses multiples disques d’or.

 Said Bensalma, comédien et ancien directeur du Théâtre national algérien (1985-1988), le 30 avril à Constantine, à 77 ans.
Formé à l’Institut d’art dramatique de Bordj el-Kiffan, Saïd Bensalma fera ses classes au TNA qu’il a rejoint en 1969 avec notamment Ayad Ziani-Cherif, Zahir Bouzerar et Boualem Bennani qui furent ses compagnons de promotion. Également acteur pour le cinéma, il est visible dans Leïla et les autres de S.-A. Mazif (1977), Fadhma N’Soumer de Belkacem Hadjadj (2014) [ici sur la photo] et Maintenant ils peuvent venir de Salem Brahimi (2015). Said Bensalma campe enfin le rôle de "l’Absent" dans El Ghayeb, le feuilleton de Dahmane Ouzid (2002).
Sur le site du Théâtre national algérien, il est fait mention d’El-Maqbara (Le Cimetière) de Abdallah Bouzida, une production de 1974 avec une mise en scène signée Abdallah Ouriachi, Saïd Bensalma et Ayad Ziani Cherif.

Sid Ali Mazif, cinéaste, le 2 mai à Alger, à 79 ans. Elève de l’éphémère l’Institut national du cinéma de Ben Aknoun à Alger, Sid Ali Mazif s’est illustré avec deux longs métrages, Sueur noire (El-‘araq al-aswad, 1972) et Les Nomades (Masirat a-ra’ât, 1975), avant de rencontrer le succès en salles avec Leïla et les autres (Leïla wa akhawatûha, 1977). Le film, qui s’attache à la place faite aux femmes en Algérie, à la maison, dans l’espace public comme à l’usine, a déplacé des foules lors de sa sortie en salles.

 Tina Turner, figure vedette du rythm’n’blues, le 24 mai en Suisse, à 83 ans. Avec des tubes comme Proud Mary (1971), What’s Love Got to Do with It (1984), We Don’t Need Another Hero (1985), Goldeneye (1995), celle qu’on appelle aussi "la reine du rock a connu un passage à vide jusqu’en 1982, après avoir rencontré le succès en duo avec son mari, Ike Turner. Elle va ensuite enchaîner les hits et sa popularité atteindra des sommets avec 11 Grammy awards et 200 millions d’albums vendus.

 Pierre Audin, mathématicien, fils de Maurice et de Josette Audin, le 28 mai à Paris, 66 ans. Lire "Mon père ce héros de la liberté", son interview-plaidoyer pour son père, assassiné en 1957 à Alger par l’armée française (2 fév. 2023)
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/05/30/pierre-audin-une-histoire-algerienne_6175356_3212.html

 Djaffar Bensetti, trompettiste accompagnateur emblématique des têtes d’affiches du raï, le 8 juin à Paris, à 61 ans.

 Silvio Berlusconi, hommes d’affaires et politicien italien outrancier et controversé, le 12 juin d’une leucémie chronique à l’âge de 86 ans. D’abord promoteur immobilier, il se tourne vers l’audiovisuel en fondant Canal 5 en 1977 avant d’étendre son empire à de nombreux secteurs : assurance, cinéma, grande distribution. Il rachète le Milan AC en 1986. Figure majeure de la droite italienne, celui qui a régné sur l’Italie pendant des années s’est lancé en politique dans les années 1990 en créant le mouvement Forza Italia. Devenu député en 1994 puis président du Conseil des ministres, il est revenu à la tête du gouvernement en 2001 et y reste jusqu’en 2006.

 Cormac McCarthy, écrivain, auteur de La Route, No Country for Old Men ou encore Les Méridiens de sang, le 13 juin, à l’âge de 89 ans. Sa prose révolutionnaire, ses comparaisons toujours plus justes et profondes mêlées à la violence de son propos ont fait de lui un incontournable de la littérature moderne. Il remporte le prix Pulitzer pour La Route et l’adaptation de No Country for Old Men remportera 4 oscars. Reclus et détaché des contraintes matérielles, il vivait dans des motels miteux et n’accordait que très peu d’interviews.

 Daniel Ellsberg (lanceur d’alerte), le 16 juin à Kensington, Californie, à 92 ans. Daniel Ellsberg a provoqué une controverse politique considérable quand il a fourni, en 1971 au New York Times, les Pentagon Papers, soit 7 000 pages de documentation top-secrètes appartenant au Pentagone et concernant le processus décisionnel du gouvernement pendant la guerre du Vietnam. Il a reçu le prix Nobel alternatif en 2006. Il est considéré comme le premier lanceur d’alerte. Plus récemment, il a pris position contre la guerre en Irak et pour soutenir le site WikiLeaks. Daniel Ellsberg était également favorable à une nouvelle enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre 20015.

 Claude Barzotti, auteur-compositeur belge ("Le Rital", "Madame"…), le 24 juin à Charleroi à 69 ans d’un cancer. Celui qui a si bien chanté le déracinement, "Je suis rital et je le reste", son père était un mineur italien, chantait aussi l’"Algérie".

 Christiane Touzeau, épouse Bouamrane, militante de la cause algérienne, le 10 juillet à Bordj El Bahri, 82 ans.

 Milan Kundera, romancier, essayiste, dramaturge d’origine tchèque établi en France, le 11 juillet à Paris, à 94 ans. Né dans l’ex-Tchécoslovaquie, il s’était installé en France en 1975. L’auteur de L’insoutenable légèreté de l’être, Risible Amours ou encore La Plaisanterie, était l’une des plus grandes voix de la littérature mondiale. Peintre sarcastique de la condition humaine, son œuvre a fait l’objet d’un succès remarquable partout dans le monde.

 Jane Birkin, chanteuse et comédienne franco-britannique, compagne de Serge Gainsbourg, le 16 juillet à Paris, à 76 ans. Lors du concert donné en décembre 2001 à Alger, dans le cadre de sa tournée Arabesques, les recettes ont été versées au profit des sinistrés des tragiques intempéries de Bab el Oued à Alger.

 Kamel Yahiaoui, artiste plasticien, le 31 juillet à Paris, à 57 ans. Né en 1966 à Alger, neveu de M’hamed Issiakhem, élève de l’École nationale des Beaux-Arts d’Alger (1985 - 1989), puis de l’École des Beaux-Arts de Nantes jusqu’en 1991, Kamel Yahiaoui s’est établi en France et a exposé régulièrement depuis cette date. Débordant peu à peu de la toile, entre peinture, sculpture et installation, ses créations ont depuis longtemps investi divers supports divers supports et matériaux de récupération pour donner vie à une vaste galerie d’objets détournés peuplés de silhouettes récurrentes.

 Sinead O’Connor, chanteuse, le 31 juillet à Londres, à 56 ans. Révélée au grand public pour sa reprise de "Nothing Compare 2 U" de Prince en 1990, la chanteuse irlandaise a rencontré un grand succès commercial pour ses deux premiers albums The Lion and the Cobra et I Do Not Want What I Haven’t Got. Chanteuse du désespoir et de la révolte, elle incarnait l’esprit Punk. Convertie à l’Islam, Sinead O’Connor a régulièrement suscité la polémique.

 Gilles Perrault, journaliste et écrivain, le 2 août à Sainte-Marie-du-Mont, à 92 ans. Né Jacques Peyroles, il a fait son service militaire en Algérie, ce dont il tirera un livre, Les Parachutistes (1961). Gilles Perrault est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages et de nombreux succès, dont Le Pull-over rouge (1978), qui a nourri le débat pour l’abolition de la peine de mort en France, et Notre ami le roi (1990), sur le régime de Hassan II, un livre à l’origine d’une crise diplomatique aigue entre le Maroc et la France.

 Sixto Rodriguez, dit Sugar Man, chanteur et musicien américain d’origine mexicaine, le 9 août à New York, à 81 ans. Devenu célèbre dans les années 1980 et 1990, tout particulièrement auprès de la jeunesse blanche anti-apartheid d’Afrique du Sud, puis grâce à Sugar Man (2013), le film oscarisé du réalisateur suédo-algérien Malik Bendjelloul.

 François Gèze, ingénieur, éditeur, le 28 août, à 75 ans. Militant au Parti socialiste unifié (PSU), il rejoint l’équipe du Centre d’études anti-impérialistes (Cedetim), fondé par Gustave Massiah, tout en suivant des études à l’Ecole des mines. Le Pérou, mais aussi le Chili et l’Argentine et plus tard l’Algérie, l’attirent. En 1977, François Gèze est chargé de la collection de livres sur les luttes anti-impérialistes du Cedetim, que François Maspero a accepté d’accueillir. Aux côtés de ce dernier, il fait son apprentissage du métier d’éditeur. En 1982, François Maspero lui propose de prendre la relève à la tête de la maison d’édition, à la condition de changer de nom. Les éditions La Découverte naissent en 1983. La publication, en 2001, du livre de Habib Souaïdia, La Sale Guerre. Le témoignage d’un ancien officier des forces spéciales de l’armée algérienne, fait du bruit. "Durant les années noires, François Gèze a été l’un des rares éditeurs à avoir dénoncé les violations des droits de l’homme perpétrées par le régime algérien, au prétexte de la lutte contre l’islamisme", dira de lui l’historien Gilles Manceron.

 Abdou Elimam, sociolinguiste, professeur d’université et essayiste, le 31 août à Alicante, à 74 ans. Né le 22 octobre 1949 à Oran, spécialiste des langues maternelles, il est auteur de plusieurs ouvrages dont Le maghribi, alias ed-darija.

 Si Mohamed Baghdadi, cadre de la Jeunesse et des Sports, le 2 septembre à Alger, à 86 ans. Ancien président de la Fédération d’athlétisme, ancien président du Comité olympique (COA) et ancien Secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports. Il s’est illustré dans le rôle de Larbi Ben M’hidi dans La Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo

 Fernando Botero, peintre et sculpteur colombien, le 15 septembre à Monaco, à 91 ans.
En 2005, Fernando Botero fut saisi par l’horreur des sévices de la prison d’Abou Ghraib en Irak

 Choumicha Baba Ahmed, moudjahida, le 10 octobre à Alger, 84 ans.

 Hubert Reeves, astrophysicien canadien naturalisé français, le 13 octobre, à 91 ans. Après des années de recherche et notamment à la Nasa, Hubert Reeves s’est lancé dans un travail de vulgarisation entamé avec la publication de Patience dans l’azur (1981) pour raconter l’histoire de l’univers.

 Dariush Mehrjui, cinéaste, le 14 octobre à Téhéran, à 83 ans. L’auteur de Gāv (La Vache, 1969) a été assassiné avec son épouse, à son domicile.

 Youcef Khatib, moudjahid, médecin, colonel de l’ALN, commandant la Wilaya IV, le 26 octobre à Alger, à 91 ans.

 Eliette Loup, dite Zohra, moudjahida, ex-épouse de Sadek Hadjères, le 28 octobre, à 89 ans.

 Henry Kissinger, le 20 novembre dans le Connecticut (USA), à 100 ans. Ancien Secrétaire d’Etat et ancien Conseiller à la Sécurité nationale, prix Nobel de la Paix en 1973, il fut jusqu’au bout une figure de la diplomatie américaine très controversée par des pages sombres de l’histoire des États-Unis, comme la guerre du Vietnam et le coup d’État au Chili contre le président Salvador Allende.

 Vassílis Vassilikós, écrivain, le 30 novembre, à 90 ans. Auteur de Z et infatigable combattant pour la démocratie. L’écrivain grec avait publié en 1966 ce roman implacable, auquel la version cinématographique de Costa-Gavras donnera un énorme retentissement.

 Frank Cassenti, réalisateur engagé et passionné de jazz, le 22 décembre, à 78 ans.
Né en 1945 à Rabat, dans un milieu modeste, c’est à Alger, en 1962, qu’il devient contrebassiste. Connu pour son film L’Affiche rouge (1976), consacré, aux résistants du groupe Manouchian, le cinéaste a aussi tourné plusieurs documentaires musicaux.

 Ameziane Ferhani, journaliste et écrivain, le 31 décembre à 69 ans. Journaliste culturel au long cours, il est notamment l’auteur de 50 ans de bande dessinée algérienne et l’aventure continue ainsi que de deux recueils de nouvelles, Traverses d’Alger, et Les couffins de l’équinoxe.

 


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