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Accueil2026Lounis Aït Menguellet | ⵍⵓⵏⵉⵙ ⴰⵝ ⵎⴻⵏⴳⴻⵍⵍⴻⵜ | لونيس آيت منڤلات

Lounis Aït Menguellet en concert à Paris

En tournée aux États-Unis pour la première fois de sa carrière, Lounis Menguellet était en concert à Chicago, le 18 avril 2026, avant deux dates à Philadelphie, le 19, et à San Francisco, le 25.

Le 25 novembre 2025, le département de langue et culture amazighes de l’Université Akli Mohand Oulhadj de Bouira a organisé un colloque autour de l’œuvre de Lounis Aït Menguellet qui a réuni une trentaine d’intervenants parmi lesquels Youcef Nacib. Celui-ci est revenu sur la figure de l’ébéniste, métier auquel le jeune Lounis se destinait, et celle de l’auteur, chanteur et musicien, dont l’universitaire et chercheur dit, "c’est la même main qui dessine le meuble et qui écrit la chanson. La même imagination qui construit deux plans habillés d’une beauté originale, l’un visible et l’autre audible". (El-Watan, 26 nov. 2025)

Lounis Aït Menguellet a étrenné 2024 avec un nouvel album 6 titres baptisé Snitra-w (Ma guitare) doublé d’un concert archi-comble le 12 janvier, jour de l’an amazigh, à la Coupole à Alger.

> Lounis Aït Menguellet > "Snitra-w"

Tudert nni (Une certaine vie), le précédent album 7 titres de Lounis Aït Menguellet, est sorti en avril 2017, en Algérie et en France. Avec le titre phare "Tudert nni", comme avec "I w aggad-iw" (Aux miens), l’artiste rend un hommage appuyé à son public de plusieurs générations, fidèle de toujours. Hommage également, à l’amour encore, avec "Tajmilt i tayri" (Hymne à l’amour) et à la jeunesse avec "Slam i temzi" (Ode à la jeunesse).
Avec "Taqsit niden" (Une autre histoire), l’artiste évoque "le dérapage d’après l’indépendance […] où une chape de plomb est tombée sur toute la société", pendant que "Yella was" (Il y a un jour….), dit "les jours sans" et que "Zer kan" (regarde…) nous parle de "la terre, l’air, l’eau et le feu".
Dès la première écoute, "Tudert nni" s’impose comme un titre imparable qui donne le ton à l’album. Dans ce long et puissant poème, porté par une scansion soutenue (l’interprète y prend un plaisir manifeste) et une subtile alchimie d’arrangements, principalement de guitare et de percussion, Lounis Aït Menguellet nous convie à remonter le cours de la mémoire, le fil de nos réminiscences et de nos rêves, avec leur cortège de pensées disséminées sur le chemin, souvent oubliées et pas toujours reconnaissables. Il devient alors possible, dit encore le poète, de s’expliquer l’origine de nos blessures et peut-être de trouver la paix.


> Lounis Aït Menguellet > "Tudert nni"

La saison 2017 de Lounis Aït Menguellet a commencé par un premier concert intitulé "50 années ensemble", donné le 15 janvier au Zénith de Paris, suivie d’un grand rendez-vous le 24 mars à la Coupole olympique du 5-Juillet à Alger. L’occasion de célébrer "50 années de création", qui ont également fait l’objet d’un colloque international, en mars, à l’Université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou.

Depuis donc cinquante ans, celui qui compte parmi les artistes phare de la chanson kabyle manie la métaphore pour livrer ses réflexions sur l’Algérie, la culture et la tolérance. "Ma trud" (Si tu pleures), son premier morceau connu, date de 1966. Mais c’est seulement l’année suivante que le public le découvre à la faveur de l’émission Ighenayen uzekka (les chanteurs de demain) animée par Cherif Kheddam sur les ondes de la chaîne 2 de la Radio algérienne. Lounis Aït Menguellet a longtemps été accompagné d’un seul instrument à corde (mandole et surtout guitare) et d’une percussion (derbouka).

Cinquante ans après, avec une guitare et des percussions, parfois une flûte et le plus souvent un clavier, il fait l’unanimité de plusieurs générations de fans séduits par le verbe du poète. Il a enregistré quelques deux cent chansons.

Né en 1950 dans le village d’Ighil bwammas près de Tizi Ouzou, Lounis Aït Menguellet déménagera à Alger où il fréquente l’école primaire puis le collège technique du Champ de Manœuvre où il a reçu une formation d’ébéniste.

A Paris au début des années soixante-dix, où il s’impose comme l’une des grandes figures de la chanson dans l’émigration algérienne, il passe une première fois à l’Olympia en 1978, fait le plein au Zénith de Paris, dès 1985, et remplit les stades de Tizi Ouzou, de Béjaïa et la salle Atlas à Alger. Et le public lui fait régulièrement un triomphe.
"Incontestablement, Aït Menguellet est aujourd’hui notre plus grand poète", n’hésitait pas écrire Kateb Yacine dans sa préface à Aït Menguellet chante de l’anthropologue Tassadit Yacine. Avec Lounis Aït Menguellet poète mais aussi interprète, note pour sa part Tassadit Yacine, "la chanson touche directement son public [...], elle lui parle sa langue, lui redit sa vraie vie, ses préoccupations, ses douleurs et ses joies [...]. Et puis la chanson, c’est le mode de l’oralité, à laquelle la langue berbère a été vouée de tous temps par l’histoire. Elle avait l’une des plus anciennes écritures du monde, mais pas de livres, pas d’écoles où se serait condensée et épanouie sa culture. C’est dire que, même quand on est Lounis, que l’on a des choses à dire et le talent pour les bien dire, il faut, pour être entendu, user des canaux indirects comme la chanson. Car en pays d’oralité, la grande poésie doit passer par ce mode, qui d’une certaine façon lui impose ses conditions". in Aït Menguellet chante de Tassadit Yacine, éd. La Découverte, 1989.

Au repos après intervention chirurgicale subie durant l’hiver 2014, Lounis Aït Menguellet s’est ensuite économisé en assurant toutefois trois rendez-vous, dont celui de janvier 2015 au Zénith à Paris. L’artiste a poursuivi avec une tournée de neuf dates, débutant le 23 juin à Tizi Ouzou et prenant fin le 11 juillet à Boumerdès, en passant par trois concerts à Alger les 28, 29 et 30 juin.

Lounis Aït Menguellet, dont Isefra (2014) est sorti en mai précédent aux éditions Izem, a étrenné son nouvel opus lors de deux concerts donnés les 13 et 14 juin à la salle Ibn Khaldoun à Alger. Mis en musique en collaboration avec Djaffar le fils de l’artiste, cet album 8 titres se veut un nouvel hommage aux mots, à la parole, à la puissance de la poésie et à une tradition en tamazight (langue berbère) que Lounis Aït Menguellet entretient depuis ses premiers pas dans la chanson.

Intitulé Tawriqt tachevhant (La Feuille blanche), enregistré et également mis en musique en collaboration avec son fils Djaffar, son précédent opus (2010) contenait six titres dont Lejwab g wadu (La réponse dans le vent), une adaptation du célèbre "Blowin’ in the Wind" de Bob Dylan. Compte tenu des contraintes de leurs calendriers respectifs, il manquait à l’album un duo avec Akli Yahiatene, sur sa célèbre chanson Ya l’menfi. Un titre repris en mai 2010 au Palais des sports à Paris, quatre ans après leur première prestation commune sur la scène du Zénith.

En février 2010, Lounis Aït Menguellet a donné un concert à la salle Atlas à Alger, vingt ans après le récital mémorable de 1991 maintenu malgré les menaces des islamistes. Depuis plus de quarante ans, celui qui compte parmi les artistes phare de la chanson kabyle manie la métaphore pour livrer ses réflexions sur l’Algérie, la culture et la tolérance. Et le public lui fait régulièrement un triomphe.

En mai 2006 enfin, Lounis Aït Menguellet et Akli Yahiatene étaient réunis sur la scène du Zénith de Paris lors d’un concert en forme de dialogue de générations pour célébrer une tradition poétique encore vivace des montagnes de Kabylie, tradition qui s’est perpétuée dans l’émigration.

En janvier 2004, il présentait un nouvel opus, Yenna-d u-mghar (Le Sage a dit), en prélude à un concert le 24 avril sur la scène du Zénith à Paris. L’album, dont la musique et les arrangements ont été confiés à son fils Djaafar Aït Menguellet, est ensuite sorti en France. Yenna-d u-mghar est venu couronner une année 2004 qui aura été celle du retour de l’artiste sur scène en Algérie. Après la Maison de la culture de Tizi Ouzou, pour cinq concerts marquant autant d’années d’absence, puis le Festival de Timgad, le Casif de Sidi Fredj et la Maison de la culture de Béjaïa, c’était au tour de la Salle El Mouggar à Alger d’accueillir Lounis Aït Menguellet pour deux soirées en novembre.


Inig. Voyage dans l’œuvre poétique de Lounis Aït Menguellet
de Amar Abba
Préface de Yasmina Khadra
(Alger, Frantz Fanon, 2021)


Aït Menguellet par les textes
par Noura Tigziri
(Alger, Koukou, mars 2017)



Aït Menguellet > Tawriqt tachevhant (La Feuille blanche, 2010) [5’10]


Aït Menguellet > Ettas, ettas (1982) [8’08]


Ait Menguellet > Askuti (1981) [6’26]


Ait Menguellet > Aya aatar (1978) [7’49]


Ait Menguellet > Amjahed (1977) [8’06]


Ait Menguellet > Ali d-Waali, Mohand d-M’hand (1977)


En concert : 30 octobre 2027, Lounis Ait Menguellet, 60 ans de carrière, Paris / Adidas Arena


 25 April 2026, San Francisco / War Memorial Performing Arts Center, 401 Van Ness Ave, San Francisco, CA 94102
 19 April 2026, Philadelphia / Keswick Theater, 291N Keswick Ave, Glenside, PA 19038
 18 April 2026, Chicago, 4343 West Wrightwood Avenue, Chicago, IL 60639
 30 novembre 2025, Paris / Bataclan
 26 septembre 2025, Montréal / L’Olympia
 21 septembre 2025, Nice / Salle Parc Phoenix
 21 mars 2025, Akbou / Salle Atlantis
 15-16 mars 2025, Tizi Ouzou / Maison de la culture Mouloud-Mammeri
 14 mars 2025, Alger / Ouled Fayet / Opéra
 12 janvier 2024, Alger / Coupole Mohamed Boudiaf
 26 novembre 2022, Paris, / AccorHotels Arena (Bercy)
 22 juillet 2022, Ain el-Hammam / Stade Ath Bou Youcef
 11 juin 2022, Montréal / Olympia
 4 juin 2022, Le Mans / Palais des Congrès
 25 et 26 avril 2022, Tamda / Complexe Marena Soccer
 21 avril 2022, Oran / Salle Maghreb
 18 avril 2022, Alger / Ouled Fayet / Opéra
 16 avril 2022, Alger / Salle Atlas
 14 et 15 avril 2022, Akbou / Salle Atlantis


Lounis Aït Menguellet

 Dernier album : Tudert nni (2017)
Sortie : le 29 avril

 Isefra (Poèmes)
(Izem, 2014)

 Tawriqt tachevhant (La Feuille blanche)
(Izem, 2010)
 Yennad u mghar (Le Sage a dit)
CD/K7 (Izem, 2005)
CD (Suave/Abeille Musique, 2005)
 Inasen (Dis-leur)
(Créon/Mélodie, 2001)
 Inagan (Les Témoins)
(Blue Silver, 2000)


Durant le mois de novembre 2003, Mezzo a diffusé un concert de l’artiste, "construit à la manière d’un clip poétique" et signé Yves Billon (52’, Fr, 2003)

 1ère diff. TV : 16 novembre 2003 à 23 h 50, 21/11 à 1 h 35, 26/11 à 1 h 35 sur Mezzo