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Accueil2026Mostra internazionale d’arte cinematografica di Venezia | مهرجان فينيسيا السينمائي

83e Mostra de Venise > le palmarès

Le Lion d’or 2026 a récompensé Woman Unknown de la Dano-Egyptienne May el-Toukhy. Au Danemark dans l’immédiat après-guerre, le film est l’histoire de Marie, sur le point d’épouser Christian le riche veuf pour lequel elle travaille comme domestique et nourrice. May el-Toukhy, qui était l’une des deux seules réalisatrices en compétition, a estimé que la rareté des femmes cinéastes accédant aux grands festivals relevait d’un "problème structurel", avant d’ajouter : "Il a été très, très difficile de faire mon premier film après être sortie de l’école de cinéma, alors que mes confrères masculins ont été beaucoup plus rapides".
Le Grand Prix du jury est allé à Possible Love de Lee Chang-dong, celui de la mise en scène à Dau d’Ilya Khrzhanovsky et le Prix spécial du jury à Naza de Yuval Abraham & Rachel Szor.

La 83e Mostra internazionale d’arte cinematografica di Venezia s’est tenue du 2 au 12 septembre sur la lagune et la bande de sable du Lido. Sur 4 740 films visionnés, la sélection officielle en comptait 88, dont 21 longs métrages en compétition pour le prestigieux Lion d’or du meilleur film.

Fin juillet en conférence de presse, lors de l’annonce de la sélection officielle 2026, Alberto Barbera, directeur artistique de la Mostra, estimait que "tous les grands problèmes de notre époque trouvent un écho ou se reflètent dans des films", comme "les guerres, le changement climatique, les migrations, les fractures et les conflits au sein des familles, les espoirs et les craintes des adolescents".

Le jury, présidé par l’actrice, réalisatrice, scénariste et productrice Maggie Gyllenhaal (États-Unis), réunissait les réalisateurs, scénaristes et producteurs Kaouther Ben Hania (Tunisie), Johnnie To (Chine-Hong Kong) et Xavier Giannoli (France), la réalisatrice et scénariste Shahrbanoo Sadat (Afghanistan), le compositeur et artiste Daniel Blumberg (Royaume Uni) et l’historien du cinéma et professeur à la Yale University Francesco Casetti (Italie-Etats-Unis).

Venise 2026 s’est ouverte avec la projection d’ Ink de Danny Boyle. Le film, qui s’attache au rachat en 1969 et à l’ascension du tabloïd britannique The Sun, revient sur le parcours du magnat de la presse Rupert Murdoch, à la tête d’un un vaste empire médiatique qui comprend notamment Fox News, le Times et le Wall Street Journal. Dio Ride de Giovanni Veronesi fera la clôture, le 12 septembre.

La compétition reine se distinguait cette année avec cinq films italiens, dont Succederà questa notte de Nanni Moretti, Il fuoco che ti porti dentro d’Edoardo De Angelis et Ritorno a Buenos Aires de Marco Bechis, quatre français, dont Bunker de Florian Zeller et 15/18 de Cédric Kahn, seulement deux américains, Company de Casey Affleck et Primetime de Lance Oppenheim, et une seule réalisatrice, la Dano-Egyptienne May el-Toukhy avec Kvinde ukendt (Woman Unknown). Hollywood, Netflix et Amazon qui étaient en force l’an dernier sont nettement plus discrets cette année, après avoir continué à bouder la Berlinale en février et Cannes en mai.

Dans une édition qualifiée de politique, parmi les films bien accueillis par la critique, Wild Horse Nine du britanno-irlandais Martin McDonagh met en scène un agent de la CIA (John Malkovich) tourmenté à la veille du renversement du président chilien Salvador Allende en 1973. Autre film dans l’Amérique du Sud de la décennie 1970, inspiré de l’histoire du cinéaste italo-chilien Marco Bechis, Ritorno a Buenos Aires conte l’histoire d’un survivant de la dictature argentine, appelé comme témoin dans un procès contre les militaires qui l’ont séquestré trente ans auparavant.

Un documentaire sur Gaza a rejoint à la dernière minute la sélection officielle 2026, en compétition, Naza de Yuval Abraham et Rachel Szor (Royaume Uni) qui documente comment "Israël planifie les tueries de masse des civils palestiniens" et décortique les mécanismes structurels derrière la campagne de bombardements dans ce territoire palestinien occupé. Produit par le quotidien britannique The Guardian et co-produit par Jonathan Glazer (réalisateur de The Zone of Interest, 2 Oscars), Naza est le seul long-métrage documentaire en compétition officielle cette année. Les deux réalisateurs, le journaliste d’investigation Yuval Abraham et la cinéaste Rachel Schorre, faisaient partie du quatuor de co-auteurs de No Other Land, sur l’occupation israélienne en Cisjordanie, film lauréat de l’Oscar du meilleur documentaire en 2025.

Dans une lettre ouverte, avec parmi les signataires, Annie Ernaux, Nan Goldin, Roger Waters, Paul Laverty, Matteo Garrone, Adèle Haenel et Céline Sciamma, le collectif Venice4Palestine demande à la Mostra de Venise de déclarer publiquement son soutien à la Palestine. L’an dernier, Venice4Palestine avait déjà réclamé des actions concrètes et organisé une grande manifestation de plusieurs milliers de personnes, jusqu’à l’entrée du festival, pour dénoncer les agissements d’Israël à Gaza. Outre Naza de Yuval Abraham et Rachel Szor, la question palestinienne est au cœur de Citizen Osama d’Ahmed Hassouna, dans lequel le photographe de guerre, malgré lui, parcourt les zones dévastées et documente les destructions, et de Conversation with the Sea de Muayad Alayan qui s’attache à Kamel, un Palestinien de 60 ans, à la recherche de ce qui est arrivé à son fils disparu 20 ans auparavant.

"Nous avons beaucoup de documentaires, des documentaires très puissants, plus que d’habitude, cette année", a déclaré Alberto Barbera dans une interview à Hollywood Reporter. Parmi une vingtaine de films présentés hors compétition, Union Town de Barbara Kopple, 82 ans, la documentariste aux deux Oscars pour Harlan County USA (1976) et American Dream (1980). Union Town, son dernier film tourné à New York, observe des travailleurs de l’industrie de la livraison face à des multinationales très puissantes comme UPS ou Amazon. Musk d’Alex Gibney revient sur la vie et la carrière du milliardaire et patron de SpaceX, Tesla et X (ex-Twitter). On y verra aussi Joie de vivre , un long essai (435’) de Luca Guadagnino sur le cinéaste italien Bernardo Bertolucci et Biografía de Jorge Luis Borges , un long portrait (330’) de l’écrivain argentin, signé Mariano Llinas.
On pouvait y voir enfin Don’t Look Back in Anger , présenté par Disney+ et consacré à la tournée triomphale de retrouvailles d’Oasis, après 15 ans de brouille, et le retour sur scène du célèbre groupe britannique des frères Liam et Noel Gallagher.

L’acteur, réalisateur et producteur George Clooney et la comédienne Ellen Burstyn, 93 ans, ont reçu chacun un Lion d’or pour l’ensemble de leurs carrières respectives. Devenu célèbre avec la série Urgences, nommé 8 fois aux Oscars, la star George Clooney a été récompensée deux fois de la statuette, en 2006, pour le film Syriana de Stephen Gaghan, avec les Oscars du meilleur acteur dans un second rôle et celui du meilleur film. Avec une carrière de plus de 50 ans de cinéma et de télévision, Ellen Burstyn, 93 ans, s’est imposée dès Alice n’est plus ici de Martin Scorsese (1973), qui lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice, et L’Exorciste de William Friedkin (1974), un film devenu culte.

Durant la cérémonie d’ouverture, George Clooney, qui a été acerbe sur les errements de l’administration Trump, a notamment soutenu que "les films n’arrêtent pas les guerres, ils ne font pas baisser l’inflation, ils ne réparent pas les élections, mais ils font quelque chose de remarquable. Ils nous rappellent qu’un étranger n’est jamais un étranger. Il peut très bien être le héros de la vie d’un autre."

 2 - 12 settembre 2026, 83° Mostra internazionale d’arte cinematografica di Venezia | 83nd Venice International Film Festival | 83e Mostra de Venise

Le Palmarès

 Lion d’or : Woman Unknown de May el-Toukhy
 Grand Prix du Jury : Possible Love de Lee Chang-dong
 Prix de la mise en scène : Dau de Ilya Khrzhanovsky
 Prix spécial du jury : Naza de Yuval Abraham & Rachel Szor
 Prix d’interprétation féminine : Mathilde Arcel dans Unknown Woman
 Prix d’interprétation masculine : John Malkovich dans Wild Horse Nine
 Prix du scénario : Un bon petit soldat de Coralie Amédéo, Stéphane Brizé & Olivier Gorce
 Prix Marcello Mastroianni du meilleur espoir : Malou Khebizi dans 15/18

Selezione ufficiale - Sélection officielle

In ConcorsoCompétition (21 films)

 Ink de Danny Boyle (Royaume-Uni) [Film d’ouverture]
 Naza de Yuval Abraham et Rachel Szor (Royaume Uni)
 Company de Casey Affleck (États-Unis)
 Kami nour (A Bit of Light) d’Ali Asgari (Iran)
 Ritorno a Buenos Aires de Marco Bechis (Italie/Argentine)
 Un bon petit soldat de Stéphane Brizé (France)
 Il fuoco che ti porti dentro (The Fire Within You) d’Edoardo De Angelis (Italie)
 Kvinde Ukendt (Woman Unknown) de May el-Toukhy (Danemark/Égypte)
 Bucking Fastard de Werner Herzog (États-Unis/Allemagne)
 15/18 (A Place To Heal) de Cédric Kahn (France)
 Dau d’Ilya Khrzhanovsky (Russie)
 Look Back de Hirokazu Kore-eda (Japon)
 Ga-neung-han sa-rang (Possible Love) de Lee Chang-dong (Corée du Sud)
 Wild Horse Nine de Martin McDonagh (Royaume-Uni/Irlande)
 Succederà questa notte de Nanni Moretti (Italie)
 Primetime de Lance Oppenheim (États-Unis)
 The Echo Chamber d’Andrea Pallaoro (Italie/États-Unis)
 Un peu avant minuit de Nicolas Pariser (France)
 L’estranea de Paolo Strippoli (Italie)
 Mr. Nelson, Did You Kill People ? de Shinya Tsukamoto (Japon)
 Bunker de Florian Zeller (France)

Fuori Concorso - Hors compétitionFiction (11)

 Dio Ride de Giovanni Veronesi (film de clôture)
 Nessun Dolore de Gianni Amelio
 Makikiraan Po de Lav Diaz
 Father Joe de Barthélémy Grossmann
 Scherzetto de Mario Martone
 Place to Be de Kornél Mundruczó
 No Paradise if You Are Killed by a Woman de Halkawat Mustafa
 Arrested Memory de Sabu
 The Basics of Philosophy de Paul Schrader
 Bon Avocat de Tristan Séguéla
 Jupiter de Alexander Smia

Fuori Concorso - Hors compétitionDocumentaires (19)

 Be Brave de Francesco Carrozzini
 What Love Builds de Russell Crowe
 Burgundy de Michael Dweck et Gregory Kershaw
 Musk de Alex Gibney
 The Road to Jericho d’Amos Gitai
 Al Mowaten Osama d’Ahmed Hassaouna
 Union Town de Barbara Kopple
 Holy Wood Dust de Victor Kossakovsky
 Listy d’Andrei Kutsila
 Biografía de Jorge Luis Borges de Mariano Llinás
 My Undesirable Friends : Part II – Exile de Julia Loktev
 Boatbuilders de Luke Lorentzen
 Imperium de Sergei Loznitsa
 Shumei – The Living Legacy of Kabuki de Takashi Miike
 Queer Edward II de Theo Rollason
 Oasis : Don’t Look Back in Anger de Dylan Southern et Will Lovelace
 Dust de Tsai Ming-liang
 Everest : The Other Side d’Elizabeth Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin
 From Inside Out – The Architecture of Peter Zumthor de Wim Wenders

OrizzontiHorizons Compétition (19)

 La Fille au Leica d’Alina Marazzi [Film d’ouverture] (Italie/Allemagne)
 Yak Mai (The Burning Giants) de Phuttiphong Aroonpheng (Thaïlande/France/Singapour/Taipei/Pays-Bas)
 Cudze Rzeczy (Ce qui appartient aux autres) de Grzegorz Dębowski (Pologne)
 Une histoire d’Anna Foglietta (Italie)
 La Cité des vivants d’Edoardo Gabbriellini (Italie)
 Moragheb (La maison qui s’effondre) de Mohsen Gharaei (Iran/États-Unis/Allemagne)
 Too Much Sugar de Robert Greene (États-Unis)
 The Difficult Bride de Rubaiyat Hossain (France/Bangladesh/Portugal/Norvège/Allemagne)
 La Maison du vent d’Auguste Bernard Kouemo Yanghu (Cameroun/France/Belgique/Bénin/Arabie saoudite/Qatar)
 Les Enfants du singe de Tommaso Landucci (Italie)
 Mia Mera Sti Zoi Tis Tzo : Kefalaio Faidra (Une journée dans la vie de Jo : Chapitre Phaedra) de Jacqueline Lentzou, Grèce/Allemagne/France)
 Oase (Oasis) de Jannis Lenz (Allemagne/Autriche)
 Do Kraja Dana (Jusqu’à la fin du jour) de Jelena Maksimović (Serbie/Bulgarie/Slovénie/Monténégro)
 La Moula de Jérôme Pierrat (France)
 Lovers in the Blue Night d’Anuparna Roy (Inde/États-Unis)
 Un Détour par Diane d’Ann Sirot, Raphaël Balboni (Belgique/France)
 The Color of the Sun de Xavier Tera (Canada/Italie/Japon)
 Eklipse de Manuel Wetscher (Autriche/Italie)
 Huangyan Shenghuo (Les petites choses qui comptent) de Michelle Zhou (Hong Kong SAR/USA)

Venice Spotlight (08)

 Sumo : Spirit Weighs Nothing d’Erik Shirai
 Hiwar Ma’ Albahr de Muayad Alayan
 Hombre Al Agua de Gael García Bernal
 Serpenti de Roberto De Paolis
 Furies de Rami Kodeih
 Guria de Levan Koguashvili
 Földszint de Gábor Reisz
 Eu Contez d’Alina Șerban

Venezia classici (17)

 Col cuore in gola de Tinto Brass (Italie, 1967)
 La ilusión viaja en tranvía de Luis Buñuel (Mexique, 1954)
 Minnie and Moskowitz de John Cassavetes (États-Unis, 1971)
 Lo zio di Brooklyn (L’Oncle de Brooklyn) de Daniele Ciprì et Franco Maresco (Italie, 1995)
 The Wild Angels (Les Sauvages) de Roger Corman (États-Unis, 1966)
 Los de la mesa 10 (Ceux de la table 10) de Simón Feldman (Argentine, 1960)
 Udju azul di Yonta (Les yeux bleus de Yonta) de Flora Gomes (Guinée-Bissau/Portugal/France/Royaume-Uni, 1992)
 Woo Yuet dik goo si (L’histoire de Woo Viet) d’Ann Hui (Hong Kong, 1981)
 Valerie a týden divů de Jaromil Jireš (République tchèque, 1970)
 Abschied von gestern d’Alexander Kluge (Allemagne, 1966)
 o Be or Not to Be d’Ernst Lubitsch (États-Unis, 1942)
 Minjing gushi (Le policier de quartier) de Ning Ying (Chine, 1995)
 Cul-de-Sac de Roman Polanski (Royaume-Uni, 1966)
 Viaggio in Italia (Voyage en Italie) de Roberto Rossellini (Italie/France, 1953)
 Brutti, sporchi e cattivi (Affreux, sales et méchants) d’Ettore Scola (Italie, 1976)
 Gyoei no mure (The Catch) de Shinji Sōmai (Japon, 1983)
 La lunga notte del ’43 (La Longue Nuit de 1943) de Florestano Vancini (Italie, 1960)

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